WILLIAM BRUI
Par Dominique le lundi 15 mars 2004, 15:42 - Art-Design - Lien permanent
"L'art de Brui" comme le disait Jean-Claude Marcadé, " est né sur les bords de la Néva à la confluence du suprématisme et du constructivisme russe - deux courants aux vertus mythologiques. Deux systèmes picturaux antagonistes qui ont hanté l'imagination des jeunes artistes soviétiques..."
Hanté est bien le mot. Et encore faut il ajouter pour ce qui concerne
William Brui, la découverte à la bibliothèque de l'Ermitage, à 18 ans des
oeuvres de Pollock et de Rothko. Et dans un tout autre domaine, la fascination
qu'exerce sur lui les lectures de la cabale et du tantrisme.
Dénouer l'écheveau de tant d'influences diverses n'est pas chose facile, mais
la synthèse est prometteuse, qui l'amène à considérer l'acte de peindre comme
une tentative de dépassement. Pour lui tout est ambivalence et " les
grandes oppositions qui bercent l'univers font partie d'un tout chez les
dieux;"
Il n'y a que la matière, la lumière et la force gestuelle, l'invention d'une
perspective où l'on est la fois dans la forme et en dehors, et la nécessité "
de parvenir avec des lignes au-delà de la pensée."
Brui est à la recherche " d'une matière qui précède le big bang de ce qui
existait dans le cosmos. " Dans ses deux dernières recherches, les tâches
de matière vibrantes comme des particules se diluent dans l'espace avec la
volonté d'atteindre à la plus grande légèreté possible.
Après les nuits cosmiques de ses "Unifield fields ", ses "Temples aux
formes insaisissables, les constructions insondables "d'Etrous", c'est
l'irruption de la lumière.
"Des images simples, qui génèrent un monde"
Jean-Marie Baron
Photographie Nataliya
Voronitsyna, interprétée et solarisée par Dominique
Mourguiart




